Cabinet de psychothérapie : anxiété, burnout, trauma et orientation scolaire & professionnelle.
Accompagnement des traumatismes, blessures intérieures et blocages émotionnels
Certaines expériences laissent des traces profondes. Elles ne disparaissent pas avec le temps : elles se réactivent, reviennent en sensations, en peurs, en réactions automatiques ou en schémas répétitifs. Cela peut créer de l’anxiété, de la fatigue, de la confusion ou une impression d’être « bloqué(e) » dans sa vie. Je vous accueille dans un espace chaleureux, sûr et respectueux, pour explorer progressivement ce qui a été blessé, figé ou mis en silence, et permettre à votre système de retrouver plus de calme, de liberté et de stabilité intérieure.
5/17/20263 min read
Comprendre le trauma : quand le passé continue d’agir dans le présent
“Un trauma ne se résume pas à ce qui s’est passé, mais à ce qui reste actif en nous , c'est à dire le traumatisme.”
On parle souvent du trauma comme d’un événement difficile ou violent. Mais en réalité, un trauma ne dépend pas uniquement de ce qui s’est produit.
Il dépend surtout de la manière dont le système psychique et corporel a pu, ou non, intégrer ce vécu.
Deux personnes peuvent vivre une situation similaire et en ressortir avec des impacts très différents. Ce n’est pas une question de force ou de fragilité, mais de saturation du système au moment de l’événement.
1. Le trauma : quand le système ne peut pas “digérer” une expérience
Face à une situation perçue comme trop intense, trop rapide ou trop dangereuse, le cerveau active des mécanismes de survie.
Normalement, après un stress, le système revient progressivement à l’équilibre.
Dans le cas d’un traumatisme, ce retour à l’équilibre ne se fait pas complètement.
L’expérience reste comme “non traitée”, non intégrée.
Cela peut laisser des traces sous différentes formes :
hypervigilance
anxiété persistante
évitement de certaines situations
réactions émotionnelles disproportionnées
sensations corporelles envahissantes
Le traumatisme n’est donc pas seulement un souvenir. C’est une activation qui continue à se manifester dans le présent.
2. Pourquoi le corps joue un rôle central
Le trauma ne se situe pas uniquement dans les pensées.
Il est aussi inscrit dans le corps.
Lorsque l’événement dépasse les capacités d’adaptation, le système nerveux peut rester en état d’alerte ou de protection prolongée.
Cela peut se traduire par :
une tension corporelle chronique
des réactions de sursaut ou d’angoisse
une difficulté à se sentir “en sécurité” même dans des contextes neutres
des sensations difficiles à expliquer avec des mots
Dans ce contexte, la personne peut comprendre rationnellement que “tout va bien”, tout en ressentant l’inverse.
C’est ce décalage qui est souvent déroutant.
3. Les mécanismes de protection après un trauma
Après une expérience traumatique, le système met en place des stratégies de protection. Elles ne sont pas conscientes, mais elles ont une fonction : éviter de revivre une surcharge.
Parmi ces mécanismes, on retrouve souvent :
L’évitement
Éviter certaines situations, lieux, personnes ou émotions associées au vécu.
L’hypercontrôle
Chercher à anticiper en permanence pour éviter toute surprise ou perte de contrôle.
La dissociation
Se sentir “déconnecté”, comme éloigné de soi ou de la réalité, surtout dans les moments de stress.
L’hyperréactivité émotionnelle
Réagir fortement à des stimuli qui, pour d’autres, sembleraient neutres.
Ces réactions ne sont pas des dysfonctionnements. Elles sont des adaptations.
Elles ont permis, à un moment donné, de tenir face à l’insupportable.
4. Le traumatisme n’est pas figé : le système peut se réorganiser
Même si certaines traces restent présentes, le système humain possède une capacité naturelle d’adaptation et de régulation.
Le travail thérapeutique consiste souvent à permettre au système de retrouver progressivement un sentiment de sécurité interne.
Cela passe rarement uniquement par l’analyse intellectuelle de l’événement.
Cela implique souvent :
de rétablir une sécurité dans le présent
de réapprendre à sentir sans être submergé
de remettre du mouvement là où il y a eu blocage
d’intégrer progressivement ce qui a été vécu
Il n’est pas nécessaire de “revivre” le trauma pour aller mieux. L’objectif est plutôt de permettre au système de ne plus être coincé dans la réponse de survie.
5. Revenir à soi : une approche progressive
Certaines approches simples peuvent soutenir ce processus, notamment en renforçant l’ancrage dans le présent :
sentir ses appuis au sol
observer des éléments concrets de l’environnement
ralentir volontairement le rythme respiratoire
identifier des sensations neutres ou agréables dans le corps
Ces éléments peuvent sembler simples, mais ils participent à réintroduire une expérience de sécurité ici et maintenant.
En cabinet, nous travaillons d'une part sur les mots par la thérapie mais aussi sur le corps avec comme outil, la "somatic experiencing", méthode qu'a mis en place Peter Levine pour aller vers le dépassement du trauma.
Ce qu’il est essentiel de retenir.
Le traumatisme n’est pas un “souvenir douloureux” que l’on doit oublier ou dépasser rapidement.
C’est une expérience qui a dépassé les capacités d’intégration sur le moment.
Les réactions qui en découlent sont des tentatives de protection, même lorsqu’elles deviennent contraignantes dans la vie quotidienne.
Pour conclure
Il est possible de comprendre le trauma sans se réduire à lui.
Et il est possible, progressivement, de retrouver des espaces internes de sécurité, même lorsque certaines traces restent présentes.
Le processus est rarement linéaire, mais il repose sur une idée essentielle : le système humain cherche naturellement l’équilibre lorsqu’il en a les conditions.
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