Cabinet de psychothérapie : anxiété, burnout, trauma et orientation scolaire & professionnelle.
Comprendre le Trauma, les blessures intérieures et blocages émotionnels
Certaines expériences laissent des traces profondes. Elles ne disparaissent pas avec le temps : elles se réactivent, reviennent en sensations, en peurs, en réactions automatiques ou en schémas répétitifs. Cela peut créer de l’anxiété, de la fatigue, de la confusion ou une impression d’être « bloqué(e) » dans sa vie. Je vous accueille dans un espace chaleureux, sûr et respectueux, pour explorer progressivement ce qui a été blessé, figé ou mis en silence, et permettre à votre système de retrouver plus de calme, de liberté et de stabilité intérieure.
5/17/20264 min read
Comprendre le trauma : quand le passé continue d’agir dans le présent
Quand une expérience passée continue à se manifester dans notre vie d’aujourd’hui
On parle souvent de « trauma » pour désigner une expérience particulièrement difficile, bouleversante ou menaçante.
Mais ce qui peut être important à comprendre, c’est que deux personnes ayant vécu des situations comparables peuvent ne pas en garder les mêmes traces.
Après une expérience éprouvante, certaines personnes retrouvent progressivement leur équilibre. Pour d’autres, quelque chose semble continuer à se manifester longtemps après : une sensation d’alerte, des réactions émotionnelles très fortes, une tendance à éviter certaines situations ou encore l’impression de ne pas réussir à retrouver complètement un sentiment de sécurité.
Ces réactions ne signifient pas nécessairement que quelque chose « ne va pas » chez soi. Elles peuvent aussi être comprises comme des réponses de protection qui se sont mises en place dans un contexte où la personne avait besoin de faire face à quelque chose de particulièrement difficile.
1. Quand une expérience continue à nous accompagner
Face à une situation vécue comme très intense ou menaçante, notre organisme mobilise rapidement des ressources pour faire face.
Nous pouvons nous mettre en mouvement, chercher à nous protéger, fuir, nous figer ou nous couper momentanément de ce que nous ressentons.
Après coup, il arrive que certaines de ces réactions restent particulièrement présentes.
Une personne peut alors remarquer, par exemple :
qu'elle reste facilement sur ses gardes ;
qu'elle réagit très fortement à certaines situations ;
qu'elle cherche à éviter ce qui lui rappelle une expérience passée ;
qu'elle ressent régulièrement de la tension ou de l'agitation ;
qu'elle a parfois du mal à comprendre certaines réactions de son propre corps.
Ces manifestations peuvent être déconcertantes, notamment lorsque l'on se dit : « Je sais pourtant que je suis en sécurité aujourd'hui. Alors pourquoi est-ce que je ressens encore cela ? »
2. Le corps peut continuer à réagir, même lorsque l'on sait que le danger est passé
Nous ne vivons pas nos expériences uniquement à travers nos pensées.
Nos émotions s'accompagnent également de sensations corporelles : tension musculaire, accélération du rythme cardiaque, respiration modifiée, boule dans la gorge, agitation, fatigue ou besoin de se retirer.
Après une expérience particulièrement éprouvante, certaines personnes peuvent avoir l'impression que leur corps réagit encore à des situations qui, objectivement, ne présentent plus le même danger.
C'est parfois là que naît un décalage difficile à comprendre :
« Dans ma tête, je sais que tout va bien. Mais dans mon corps, je ne le ressens pas. »
Mettre des mots sur ce décalage peut déjà permettre de mieux comprendre ce qui se passe.
3. Des réactions qui ont pu avoir une fonction de protection
Certaines réactions qui deviennent gênantes aujourd'hui ont pu être utiles dans un autre contexte.
Par exemple, éviter une situation peut permettre de se protéger momentanément d'une émotion trop intense.
Anticiper constamment peut donner l'impression de réduire les imprévus.
Rester très attentif à son environnement peut procurer un sentiment de contrôle.
Et parfois, lorsque ce qui est ressenti devient trop intense, il peut arriver de se sentir comme « ailleurs », déconnecté de ses émotions ou de ses sensations.
Ces réactions peuvent être comprises comme des tentatives de protection.
Le problème n'est donc pas forcément d'avoir mis en place ces stratégies.
La difficulté peut apparaître lorsqu'elles continuent à prendre beaucoup de place alors que la situation actuelle est différente.
4. Peut-on retrouver davantage de sécurité ?
Une expérience difficile ne condamne pas une personne à rester enfermée dans ses réactions.
Le travail d'accompagnement peut notamment permettre de mieux comprendre ce qui se passe, de retrouver progressivement des repères dans le présent et d'apprendre à observer ses réactions sans être immédiatement submergé par elles.
Cela peut passer par plusieurs chemins :
mettre des mots sur ce qui a été vécu ;
mieux identifier ses réactions émotionnelles et corporelles ;
apprendre à reconnaître ce qui permet de se sentir davantage en sécurité ;
développer des ressources pour traverser les moments difficiles ;
avancer progressivement, à un rythme qui respecte les capacités de chacun.
Il n'est pas nécessaire de tout raconter immédiatement ni de revivre une expérience douloureuse dans ses moindres détails.
Un accompagnement peut aussi commencer par ce qui se passe ici et maintenant.
5. Pourquoi prendre en compte les sensations corporelles ?
Dans mon approche, le travail thérapeutique passe par la parole, mais également par l'attention portée aux sensations corporelles.
L'objectif n'est pas de rechercher ou de provoquer des sensations particulières, mais d'apprendre progressivement à observer ce qui se passe en soi, avec davantage de sécurité et de présence.
J'utilise notamment des outils issus de la Somatic Experiencing®, une approche développée par Peter Levine, qui accorde une place importante aux sensations corporelles et aux réponses de protection.
6. Quelques repères pour revenir au présent
Lorsque l'on se sent débordé, il peut parfois être utile de revenir à des éléments très simples et concrets.
Par exemple :
sentir ses pieds au contact du sol ;
regarder autour de soi et nommer quelques éléments que l'on voit ;
remarquer les points d'appui de son corps ;
porter son attention sur une sensation neutre ou agréable ;
prendre le temps de ralentir son rythme lorsque cela est confortable.
Ces exercices ne remplacent pas un accompagnement professionnel lorsque celui-ci est nécessaire. Ils peuvent simplement constituer de petits points d'appui pour retrouver davantage de présence dans le moment présent.
Ce qu'il est important de retenir
Une expérience difficile peut continuer à avoir des effets dans notre vie bien après qu'elle se soit terminée.
Certaines réactions peuvent alors sembler incompréhensibles, excessives ou difficiles à contrôler.
Pourtant, elles peuvent aussi être envisagées comme des réponses de protection qui ont eu un sens dans un contexte donné.
Comprendre ces mécanismes peut permettre de porter un regard différent sur soi : avec davantage de curiosité, de douceur et moins de jugement.
Pour conclure
Nous ne pouvons pas toujours changer ce qui s'est passé.
En revanche, il est possible d'explorer progressivement la manière dont cette expérience continue à vivre dans notre présent.
Retrouver davantage de sécurité, mieux comprendre ses réactions, renouer avec ses sensations et développer de nouvelles façons de faire face peuvent faire partie de ce chemin.
Ce chemin est propre à chacun.
Il ne s'agit pas d'effacer le passé, mais de permettre peu à peu au présent de prendre davantage de place.
Consultations à Jouars-Pontchartrain, au cœur des Yvelines (78).
1 Rue Saint Frédéric 78760 Jouars-Pontchartrain
Accès facile depuis Plaisir, Houdan.
Contact
06 43 54 54 34
psytremorin@gmail.com
© 2024. All rights reserved.

